Épisode 3: Ma révolution numérique n'est pas une marchandise...
Alyzée est plus éco-citoyenne responsable que jamais, surtout depuis qu'elle a vu des films qui lui disent qu'elle est responsable et que c'est fini le brossage de dents la télé allumée alors quelle pourrait prendre une douche.
Elle ne croit plus aux cadeaux des FAI. (Fournisseurs d'Accès Internet). Orange a beau avoir un internet différent des autres (avec des films, du foot et des gens heureux) Alice mise sur le trottoir par Free, (le président de Free a toujours eu un rapport très décomplexé avec la gente féminine) Free donc qui ne coûte pas cher mais dont la hotline n'a pas tout compris, Neuf qui s'appelle sfr comme cegetel, dartybox qui ne ressemble pas à une renault express et c'est bien dommage, bouygues qui est surement le mieux disant numérique,etc... les principaux fournisseurs appartiennent à des grands groupes pas forcément réglo sur le management, l'alter-démocratie, la confidentialité et le respect des petites grenouilles qui vivent près des autoroutes de l'information.
Alors Alyzée rame un peu mais décide de passer du coté du débit obscur et d'aller se fournir chez un FAI alternatif. Après avoir crée son antenne wifi avec une boite de ricoré, utilisé des numéros russes avec son 56K, elle tombe chez FDN qui n'est pas encore l'utopie anarcho-autonome dont elle rêvait mais qui lui propose une communauté associative, des garanties éthiques et des veillées au feu de bois en mode roots.
Alyzée peut maintenant surfer. Mais elle sait aussi que chaque click qu'elle fait dégage autant d'énergie qui pourrait servir à faire bouillir de l'eau dans des datacenter sur la côte ouest. C'est en tout ça qu'elle lit dans des journaux qui ne sont pas sur la toile par ce qu'ils trouvent que couper des arbres pour faire le papier c'est quand même plus proche de la nature. Elle hésite par ce que bien qu'elle ne prenne pas de thé, elle se dit que c'est quand même dommage toute cette eau gachée...
Alors, Alyzée qui veut tout de même créer son site pour sauver le monde va chercher un hebergeur qui pollue pas, peu, ou qui donne bonne conscience. Le green-washing étant passé par là, des centaines de jeunes commerciaux ayant peint leur commerce à la couleur du dollar, lui proposent des serveurs à éoliennes, à marée motrices, à pédales ou de polluer mais de payer à coté des mangeoires pour écureuils (qui n'ont pas internet car se sont des écureuils défavorisés).
A coté de ça, par ce que l'écologie d'accord, mais le social d'abord, Alyzée voudrait aussi un hébergeur engagé. Elle se balade du coté du RHIEN (Le Réseau d’Hébergeurs Indépendants et Engagés qui a pour but d’encourager et d’aider à la mise en place d’hébergeurs alternatifs à but non lucratif mais qui fournissent pas la beuh qui va avec), lorgne sur la « toile-libre » et arrive à trouver un petit hebergeur transgenre-social-alter-décroissant situé dans un kibboutz de Dunkerque.
Ca y est, enfin, avec son logiciel libre, son accès internet alternatif et son hébergeur engagé, Alyzée va enfin pouvoir créer son site qui sauve le monde.
Et c'est là que les ennuis commencent...
La suite si la révolution n'a pas eu lieue d'ici là.
(Pour éviter de galérer comme Alyzée et de faire bouillir trop d'eau dans la Silicon Valley, je vous balance ici quelques les liens pour devenir vous aussi des internautes cybern-éthiques.
http://www.infomaniak.com/ecology/charte.php?ecology=1
http://www.top10hebergeurs.com/articles/hebergement_ecologique.htm
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